papy bricolo
15 août 2021

Un papy en mouvement de jeunesse ! Découvrez une partie de l’été de Mario.

Par Coralie

La porte ouverte de la caravane plonge sur une vue époustouflante de Remagne.

Depuis quelques jours, le portrait de la semaine a rejoint la Province du Luxembourg, dans la région de Libramont. Et si vous pensez que ce grand-père est venu profiter de la région pour quelques jours de vacances calmes au camping, détrompez-vous !

Mario accompagne, depuis plusieurs années les enfants et animateurs d’un mouvement de jeunesse : le Patro de Bernissart.

Un peu « Papy Bricolo”, un peu “Géo trouve tout”, il partage plus de 10 jours de camps avec trois générations.

Je vous propose, sans attendre, de partir à la découverte de mon nouveau portrait.

Un vent de Liberté !

Cette année, c’est comme cela que Mario décrit son volontariat.Même si l’année dernière nous avions pu organiser quelque chose, nous avons dû rester dans notre région et réaliser de nombreuses adaptations. Cette année, nous vivons avec notre bulle, et il souffle ici à Remagne, un vent de Liberté.”

Et si ce vent peut souffler pour l’ensemble des patronnés, c’est qu’en amont toute une équipe de volontaires réalise une préparation bien rodée.

un papy à Remagne

Une course contre la montre pour tout préparer.

Et mon portrait m’explique que selon les endroits visités, les préparatifs sont parfois bien différents.

“ Quand j’ai commencé mon aide à la cuisine, en 96, j’étais là pour l’intendance. Aujourd’hui, je ne pèle plus une patate ! Je m’occupe de l’aspect logistique : installer l’eau, l’électricité, changer les bonbonnes de gaz des cuisinières utilisées pour la préparation des plats des petits, une prise qui saute…Selon le lieu qui nous accueille, nous disposons d’un à trois jours pour tout monter et cela est, chaque année, très différent. L’année passée, par exemple, nous avons dû tirer 450 m de câble électrique, et 500 m de tuyau d’eau. Nous n’avions rien sur le camp. Quand c’est ainsi, je prépare à l’avance des tableaux électriques, rassemble le matériel…”

Et si le montage nécessite à Mario et à l’équipe cuisine d’arriver quelques jours à l’avance sur place, pour le démontage, c’est différent.

“Je commence à démonter un jour avant la fin du camp. Le dernier jour, tous ensemble, nous démontons toute l’infrastructure pour repartir en même temps que les enfants.”

 Mais qu’est-ce qui encourage un Nono à s’investir dans un patro ?

Car même si ce Calabrais d’origine, arrivé en France à 8 ans, a connu les après-midi organisées par le patro et la JOC (Jeunesse Ouvrière chrétienne), il n’a jamais fait de camp.

Il nous avoue  : “Je ne supporte pas de rester dans mon fauteuil, d’ailleurs si je m’installe au fauteuil, je m’endors ! J’adore ce que je fais ici, le contact. Et le fait d’être en relation avec les jeunes, cela me permet de rester jeune aussi, surtout mentalement”.

Et les camps se partagent entre générations dans cette famille, la fille, le beau-fils et la petite-fille de Mario sont également bénévoles et son petit-fils est animé. Mais aussi en famille « Pic vert », emblème des patros, il aime à dire : “Pendant 10 jours, j’hérite d’en moyenne 70 petits-enfants. Je suis un peu Papy Mario. Je ne sais pas expliquer ce qui se passe ici, il faut le vivre pour le comprendre.”

Avant de me quitter, Mario me glisse qu’il vient d’aller visiter le lieu de camp pour la prochaine année et qu’il est superbe.

Mais qu’avant de pouvoir profiter à nouveau de ces plaisirs au grand air, il y aura du pain sur la planche.

En effet, depuis un an, il a troqué sa tente pour le confort d’une caravane : “J’ai été bloqué quelques semaines avec la Covid, mais je dois finir l’isolation, placer de nouveaux stores….Mais, dans les locaux du patro aussi, il y a du pain sur la planche : on avait commencé cependant on a encore du boulot avec les jeunes ! “

De son mieux.

On ne doute pas que comme la devise de l’ensemble des groupe Mario fera “de son mieux”.

Voici donc un nouveau portrait qui nous prouve qu’il y a 1001 façons de vivre entre générations, mais surtout la richesse des grands-parents.

un grand-parent engagé

Forêt de Remagne, photo réalisée par Audrey Portogallo.

Le témoignage de Mario, me fait penser à celui de Monique, cette grand-mère qui s’implique chaque été dans un festival de musique.

Merci à Mario, pour ce moment d’interview mais aussi à tous les volontaires pour votre implication qui permet de laisser de merveilleux souvenirs aux enfants et aux grands.

Parole de patronnée 😉

Et vous avez-vous aussi, cet été, senti souffler un vent de liberté ? Dites-moi en commentaire.

On se retrouve la semaine prochaine, avec un plaisir intact.

Coralie

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