lit d'enfant upcycling
21 février 2021

Comment Véronique, jeune grand-mère, poursuit son objectif presque zéro déchet.

Par Coralie
Lit rénové

Le lit d’ELio réalisé par Véronique

Ce portrait de cette grand-mère presque 0 déchet démarre d’une photo d’un lit. Véronique, a posté, il y a quelques jours, sa dernière création, dans le groupe “Récup Tout” suivi par des milliers de personnes. La photo du petit lit a recueilli des centaines de réactions. Elle avait précisé dans un commentaire que c’était un “Upcycling” pour son petit-fils Elio. Je décidais donc de prendre contact avec cette grand-mère pour en savoir un peu plus. Est-ce le seul objet réalisé ? Pourquoi avait-elle décidé de se lancer dans ce projet ?

Au fil de notre échange, je découvrais que Véronique s’inscrit, depuis très longtemps, dans cette démarche du “rien ne se perd”. Ainsi sa sensibilité au presque 0 déchet, est une notion qui alimente différents pans de sa vie, même professionnelle. Loin d’une mode passagère, Véronique nous explique comment cet état d’esprit se transmet, dans sa famille, depuis plusieurs générations. De plus, dans cet article, elle nous partage ses stratégies pour continuer à perpétuer certaines pratiques.

Professeur, animatrice d’atelier, auto-entrepreneuse, maman et depuis un peu plus de deux mois grand-mère, et bien d’autres choses, je vous propose de découvrir cette jeune grand-mère.

Recycler en apportant un plus, une passion.

sac à partir d'un jeans

Une des créations de Véronique.

Véronique m’explique qu’elle aime récupérer des objets pour les détourner. Mais ce qui est intéressant, dans cette démarche d'”Upcycling” c’est qu’elle va plus loin que du recyclage. Les objets réalisés par Véronique ont toujours une valeur ajoutée. On parlerait même, en français, de “Surcyclage”, pour marquer cette notion d'”au-dessus”. Véronique m’explique : “J’aime bien offrir une nouvelle utilité aux objets. Dans un objectif de récupération, de recyclage. Cependant, ce n’est pas toujours un choix économique, certains objets, pourraient être achetés dans la grande distribution, pour un coût proche aux matériaux utilisés. Mais ici, il y a surtout la fierté de se dire que l’on a redonné une vie à l’objet, et que cette création est personnelle, faite de nos mains.”

Et elle continue “Je fais aussi beaucoup de couture, j’ai pris des cours de tapisserie pour pouvoir réaliser mes meubles, mes fauteuils…j’ai hérité d’un sacré patrimoine de mes grands-mères. L’une était une spécialiste des plantes et de broderie, l’autre réalisait des confitures et tricotait. Elles m’ont beaucoup appris sur ces techniques manuelles. Et aujourd’hui, j’en ai fait mon activité complémentaire. Je réalise divers objets transformés au départ de tissus récupérés : des trousses de toilette, des sacs, des tabliers…j’ai d’ailleurs souhaité leur rendre hommage, ma marque s’appelle “Marguerite et Augustine”, ce sont les prénoms de mes grands-mères”.

Découvrez la marque de Véronique sous ce lien : Marguerite et Augustine.

Le presque zéro déchet, loin d’un phénomène de mode, une transmission.

Quand j’étais enfant, mes grands-parents avaient du temps, ils étaient retraités. J’ai beaucoup appris avec eux. Avec mon père également, on recyclait ensemble. Un meuble par exemple, et on utilisait ce que la nature nous offrait pour réaliser nos confitures, la cueillette de fruits, notre compost…nous avons toujours été dans cette démarche...C’est basé sur une consommation raisonnée, pourquoi aller acheter des choses quand

certaines peuvent encore être utiles ?

 

Et aujourd’hui, Véronique a, aussi, cette envie de transmettre. Comme, par exemple, dans ses ateliers couture qui sont très tendances : “La couture, c’est très chouette, mais les matières premières peuvent être très chères. De ce fait, dans mes ateliers, nous travaillons avec des tissus et matériaux de récupération. Des jeans, des rideaux, des rubans,…on voit dans un premier temps tout ce qui peut être récupéré. Par exemple, pour ma maison d’hôtes en Ardèche, j’ai réalisé mes rideaux à avec des draps brodés de ma grand-mère. Beaucoup d’objets détournés, chez moi, ont aussi une valeurs sentimentale. Par exemple, dans mon atelier, une échelle de mon papa me sert de rangement, je viens de finir une mangeoire à oiseau avec un couvercle de soupière. Celle-ci appartenait à une de mes grands-mères, et je l’avais cassée. J’ai imaginé cette mangeoire et j’aime l’idée, car au passage des oiseaux, je pense aussi à ma grand-mère.”

Mais également en famille

 “Mes enfants ont des attraits différents, mais ils rentrent tous dans cette démarche. Avec ma fille, nous partageons plus des idées de décoration. Les bavoirs et les bodys réalisés avec des t-shirts de joueurs de basket ou des chemises, l’ont beaucoup amusé. Avec mon beau-fils, qui est cuisinier, nous partons plus à la découverte des plantes comestibles : ail des ours, asperges sauvages…Ma fille se rappelle de certaines activités manuelles que nous avons réalisées avec son frère et elle. Elle me dit, tu vas te régaler avec Elio. Et je n’attends que cela ! J’ai déjà fait un tri dans les livres d’activités. Je me vois déjà occupée à faire des gâteaux, des activités manuelles…j’espère qu’il aimera cela !

Et surtout, Véronique souhaite continuer à transmettre son attrait pour ce que nous offre la nature : “Comme avec mon père, continuer à se balader et s’arrêter. Expliquer ce qu’est un noyer, un noisetier, les arbres, les feuilles, les temps de pousse…apprendre les tisanes. Et là, tant pis si je les barbe, je continuerai !”

Envie de découvrir une autre grand-père qui réalise des objets ? Découvrez Jaak et sa maman centenaire.

 

Un autre objectif : toujours se former !

“A la retraite, certaines personnes s’isolent, se renferment. Je ne suis pas encore retraitée, mais je sais que je resterai curieuse. Des gens en premier lieu. Par exemple, les voyageurs qui s’arrêtent à la maison d’hôtes m’apprennent énormément. Mes élèves également. Nous partageons nos centres d’intérêts et c’est souvent très intéressant.”

Et elle enchaîne : “Mon mari, jeune retraité, vient de s’inscrire dans une formation relative au brassage de la bière, moi j’ai déjà mon idée pour ma prochaine formation : ce sera une spécialisation sur les plantes.”

De quoi permettre à Véronique et à Elio, de compléter déjà le large choix de confitures présentes sur la table : coquelicots, violettes…Et de découvrir, ensemble, de nouvelles saveurs.

tisanes maisons

Quelques délices réalisés par Véronique.

 

Un très grand-merci à Véronique pour ce moment.

Je vous retrouve la semaine prochaine pour un autre portrait.

Et vous réalisez-vous des actions dans cette démarche presque zéro déchet ? Laissez-nous un peti commentaire, il pourrait nous inspirer !

A bientôt,

Coralie

Envie de découvrir l’univers des chambres d’hôtes de Véronique ? Découvrez le Domaine de la Manse.

 

 

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