18 juillet 2021

Découvrir Vienne, ses traditions et les tipps de Marleen.

Par Coralie

 

 

Cette semaine, nous passons une nouvelle frontière pour rejoindre Marleen. Direction Vienne, pour échanger avec cette grand-mère de 6 petits-enfants, âgés entre 6 mois et 10 ans.

Originaire de Leuven, elle a quitté la Belgique depuis 37 ans. Elle nous explique dans cet article son expatriation, son attrait pour l’Autriche depuis ses 14 ans, mais aussi comment au quotidien, elle mélange à juste dose les traditions et les cultures des deux pays pour les transmettre à ses petits-enfants.

Partons donc à la découverte de ce nouveau portrait et d’une de mes villes « Coup de coeur »!

S’expatrier, quelle idée !

Car si de nos jours, le monde est un village et beaucoup font le choix de vivre à l’étranger, il y a presque 40 ans, ce choix de vie était beaucoup moins courant. Mais selon Marleen, l’envie de voyage est génétique :

« Dans la famille, nous avons un peu cela dans le sang, j’ai un oncle qui est parti au Canada, un cousin au Portugal,… Et ma famille avait quitté les Flandres pour rejoindre la Wallonie, sans connaître la langue, c’était aussi une forme d’expatriation. J’ai toujours rêvé de l’Autriche : j’y étais allée pour un camp de vacances à mes 14 ans. Cependant, je ne pensais pas quelques années plus tard, rencontrer mon futur époux lors d’une édition des rencontres internationales des mouvements de jeunesse. À 28 ans, j’étais installée dans la vie, nommée dans l’enseignement, mais j’ai décidé de tout quitter pour l’Autriche ! »

Et cette professeure de langue, a dû, elle aussi, se replonger dans la peau des apprenants : « Je ne parlais pas allemand, mais le néerlandais m’a permis de comprendre très vite. Cependant, cela me jouait parfois des tours, car les mots néerlandais sortaient en premier ! J’ai reçu beaucoup d’aide de la famille de mon mari et de ses amis, ce qui m’a permis d’évoluer rapidement. »

Et de travailler au sein de « L’Université populaire » tout en étant maman de 4 enfants.

La découverte d’une ville, d’une Culture et de traditions.

Ainsi, Proust illustre « Le véritable voyage ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais d’avoir de nouveaux yeux. »

Et l’une des premières surprises était liée aux préjugés portés sur les mamans actives professionnellement. Pour les mères qui privilégient leur carrière professionnelle à la maternité ou encore qui décident de retourner travailler tôt après l’accouchement, il existe même une expression dédiée « Rabenmutter », c’est-à-dire les mères corbeaux ! Et pourtant, même si les corbeaux sont des oiseaux aux petits soins pour leurs oisillons, cette expression est plutôt négative et illustrerait le petit tombé du nid.

« C’était un autre contexte. Cependant, parfois encore dans ma génération, certains s’étonnent que ma fille ait souhaité reprendre le travail après 14 mois passés avec son enfant. Moi, j’explique que si c’est important pour la maman, pourquoi rester à la maison ? Les enfants évoluent, apprennent et apprécient aussi d’aller au jardin d’enfants. Et pour les femmes, c’est important de travailler pour avoir une pension correcte. »

Et dans cette région où la famille occupe une place souvent centrale, Marleen découvre également de nouvelles traditions.

Les fêtes que l’on prépare et adapte en famille.

Au fil des saisons, Marleen découvre d’un nouveau regard certaines fêtes, et parfois, les traditions sont surprenantes. « Ici, c’est un lapin qui amène les friandises pour Pâques qui ne sont pas non seulement des œufs, mais aussi des lapins en chocolat ! Saint-Nicolas, lui apporte des cacahuètes, des noix, mais aucun jouet. À la Noël, dans certaines familles c’est encore plus étonnant :  le sapin arrive le 24 au matin entièrement décoré. Les enfants ne peuvent pas occuper une des pièces de la maison. Lorsqu’ils entendent le son d’une clochette, ils peuvent y entrer pour découvrir le sapin. Ce dernier est souvent décoré de vraies bougies. C’est le Christkindl qui l’a déposé ! De plus,  il y a surtout la tradition de préparer des biscuits de Noël en famille. Pour cela, je remercie ma belle-mère qui a transmis la tradition des « Weihnachtskeske » à mes enfants, aujourd’hui c’est encore eux qui préparent ces biscuits ! »

Et pour satisfaire tout le monde, en tant que belge, Marleen réalise un compromis : « Nous avons discuté avec mon mari et la famille et nous avons décidé de garder ce qui nous plaît le plus dans les traditions de nos deux pays. Non seulement nous sommes contents de partager ces moments et de plus, les petits enfants sont ravis de recevoir des cadeaux à la Saint-Nicolas et à Noël ! » 😉

Et quelles sont les habitudes des grands-parents viennois ?

 

Comme partout, comme nous le découvrons dans ces portraits, les grands-parents viennois sont multiples. Cependant, mon portrait précise : « Même si le rôle des grands-parents est, ici aussi, en forte évolution, les grands-parents autrichiens sont encore fort conservateurs. Être grand-parent est souvent, ici, le plus beau métier que l’on peut avoir. Cependant, quand on devient grand-parent avant 65 ans, et que nous avons encore une activité professionnelle, nous avons aussi parfois d’autres envies, comme les voyages. J’ai beaucoup de plaisir d’être grand-mère, mais je veux aussi garder une certaine liberté. Je ne veux pas garder mes petits-enfants tous les jours, si mes enfants ont un imprévu, je suis là, je peux les dépanner. Avec ma fille, nous avons aussi un accord réglé, je vais chercher mon petit-fils tous les lundis et mercredis après-midi au jardin d’enfants. Par contre, si je souhaite m’absenter pour quelques jours de vacances, cela ne pose pas de problème. C’est aussi très fréquent que les grands-parents soient les baby-sitters pour les soirées, cela permet aux parents de faire des sorties culturelles.’

Des astuces pour les grands-parents qui viendraient à Vienne avec les petits-enfants.

Bonne nouvelle, pour vos futurs moments intergénérationnels, Vienne offre de nombreuses possibilités : « Le jardin zoologique Schönbrunn est sensationnel. Fondé en 1752, sur les jardins du château, il est le plus vieux zoo encore en activité du monde, il est même réputé comme un des plus beaux zoos d’Europe. Plusieurs musées valent également le détour, comme le musée de la Technique ou le musée d’Histoire naturelle. Nous avons aussi la chance d’être dans une région où la nature est magnifique. Il y a de nombreux lacs où nous pouvons nous baigner, de jolies balades à réaliser dans les parcs et forêts, de petits ruisseaux où les enfants s’amusent à construire des barrages…Je prends aussi le temps d’accompagner mes petits-enfants dans l’apprentissage du français, nous chantons beaucoup dans cette langue, lisons. C’est important pour moi, car cela les relie à la famille qui est restée en Belgique, et facilite la communication avec les cousins. »

Et en guise de conclusion Marleen me partage : « Il faut profiter des petits-enfants quand ils sont petits. Au moment où le langage se développe, aux périodes de grandes découvertes et où la curiosité est toujours présente car c’est sensationnel. »

Et vous avez-vous déjà visité Vienne ? Quel est votre conseil ?

Cette ville sera-t-elle dans vos prochaines destinations ? Dites-moi dans les commentaires.

Je vous invite à découvrir, un blog très sympa au sujet de cette ville : Ca valse à Vienne.

On se retrouve avec plaisir la semaine prochaine, pour découvrir un nouvel invité.

En attendant, un seul mot d’ordre Pro-Fi-Tez !

A bientôt

Coralie

Envie de découvrir d »autres portraits qui vous font voyager ? Faut pas pousser Mamy, a déjà interrogé des grands-parents espagnols, portugais, canadiens, italiens, allemands…découvrez nos articles précédents ici.

 

 

 

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